TENTATIVE D'AUTOPSIE D'UNE CHANSON II
Dans la merveilleuse thèse (36 547.2 pages) du philosophe Austrialien d'origine Suisso-Normande, Wladimir Spencer Mac Adamssinovitch, à propos du chef d'Oeuvre qu'était la chanson "TATA Yoyo", celui affirmait que jamais "Annie Cordy ne serait capable de tant de puissance extatique, ni n'atteindrait une telle perfection dans l'art parallèle et transcendantal..." (Livre IV, Chapitre 2, Partie 7, Ligne 7 249)
Erreur que nenni point ! Car l'artiste réitéra l'exploit quelques années plus tard, nous livrant ce que elle même décrira dans ses mémoires (Prix nobel de Littérature de la constellation du Sagitaire médiant), comme étant la fin ultime de toute sa maîtrise vocale et instrumentale.
Et pourtant, la texture a l'air simple, de prime abord. L'action se déroule dans un lieu révélant une moiteur sèche, mais non dénuée de fraîcheur :
"Dans l'île aux merveilles, dans l'île au soleil" (admirez au passage l'hémistiche séparant les deux césures, prouvant en cela toute l'influence post-exprssionniste abstrait néo irréaliste)
Le décor est planté, donc. Et le suspence règne. On pourrait même affirmer, selon les critiques en vogue dans les universités, que Annie Cordy renouvelle toutes les théories antiques du drâme amoureux. Le refrain d'ailleurs ne s'y trompe pas : "chaud cacao, chaud chocolat", qui ponctue les couplets comme autant de rêves oniriques récurrents.
Le thème de l'amour exotique est omnicient cela est évident, on sent quelle a vécu ce qu'elle dércit, qu'elle rejette toutes les affres des amours mortes et les tentations romantiques mythologiques, pour ne retenir que le beauté de l'acte amoureux absolu en soi, à travers le geste sublime du partage :
"si tu me donnes tes noix de coco,moi je te donne mes annanas !"
Cependant, à l'image du héros Cordyen, personnage déchiré par sa dualité intrinsèque et perceptible dans toute son oeuvre : Tata Yoyo, La bonne du curé, Perrine était servante, Un Clair de lune à Maubeuge (merci Google !), la vision du couple est altérée par un pessimisme que nous nous contenterons d'interpreter paradoxalement comme étant à la fois mystique et démystificateur (quoi que non conventionnel), et symbolisée par ce vers extrême, dans sa force sous-entendue :
"rikiki tes petits kiwis !"
Ainsi, sous des apparences légères "à la plage y'a des coquillages - yage yage", la mort frappe les amants maudits : "y'a aussi des caïmans man man" et le discours amoureux s'effrite, à l'image même de la rime... (Annie Cordy avait beaucoup influencé Rolland Barthes et Paul Valéry qui avait d'ailleurs écrit sous l'influence de la cocaïne le Cimetierre Marin après que cette dernière lui ait lu l'ébauche de "Chaud Cacao" lors d'un repas arrosé chez Françoise Sagan, comme le rapporte le critique littéraire Sénégalais d'origine Serbo-Croate par sa belle-mère, Jean Dupont, dans son Tryptique à la Gloire des Défuntes Perfides Infinies ou Etudes des mois désensualisés, Editions de l'Amalgame bleu, Limoges, 1974)
En conclusion, et pour lui laisser la parole en forme de parabole (pour reprendre une expression révélatrice de son art), comme un lietmotif en forme de plainte signifiante :
"qu'est-ce t'as dans ton grand chapeau"...
En écoute donc, "Chaud Cacao", version définitive extraite de la collection du Collège de France, dirigée par le Chef d'Orchestre Roumain dorigine Nord-Est Vietnamienne par son poisson rouge, Rudolph Oh Thien Chiung Ping-Pong.